Jobi Joba ! sous l’œil d’un architecte

Alexis Stremsdoerfer est venu chanté l’amour avec Alissone Perdrix son acolyte (et aussi  Présidente de notre association) lors de notre première marche, au Bobar, sous le pseudonyme de Renard. Alexis est architecte, de ceux qui sont passionnés d’enduits, de bordures de trottoirs, d’encadrements de fenêtres, de revêtements de sol… De ceux qui apprécient les gestes et savoirs faire qui donnent la singularité de nos villages. Lors de sa visite, il réalise sa propre immersion dans le bourg de Job. Ce qui le fascine avant tout, c’est l’éclectisme des enduits. Il n’y a rien d’homogène, bricolages réalisés à la hâte, interventions plus appliquées… comment rechercher la cohérence dans tout cela ? Les qualités du bourgs, pour lui encore fragiles, reposent sur les percées paysagères qui donnent à voir les montagnes alentours, c’est aussi cette petite centralité et ce bourg « tenu » par les façades de pierres… Pour lui il faut sauvegarder les petites choses : jardin clos, empierrement, et tenter de dégager des espaces verts, redonner envie de vivre dans le centre bourg… Je lui demande quelques mots et traces de son passages. Il m’envoie son relevé photographique, un joli petit texte, et quelques vieilles cartes postales retrouvées sur le net… Merci Alexis !

 

« Au delà des quelques massacres en règle du patrimoine Jobien, Job est à la pointe de l’éclectisme en terme de techniques de l’épiderme architectural. Pas inintéressant comme position, mais il faut prendre garde à pouvoir lire ce qui fait la spécificité du lieu, pour apprécier la poésie des friandises architecturales singulières. Quand plus rien ne fait référence, c’est la porte ouverte à la médiocrité largement divulguée par les marchands de matériaux industrialisés.
croquis
Voilà les croquis de JOB, je t’envoie aussi d’anciennes cartes postales de JOB, elles montrent bien ce qui a été perdu :
– Un espace public dévolu à la vie en harmonie avec le lieu, et non à la circulation
– Une place du végétal en cœur de village (le petit jardin en démolition, la présence d’arbres, végétalisation des pieds de bâtiments, arrière de l’église largement végétalisé)
– Disparition du petit patrimoine, balance, croix et jolie fontaine au devant de l’église, caniveaux de pierres, seuils, emmarchements.
– altération de la spécificité du lieu. La richesse étant évidemment souvent liée à l’étrange articulation de ce qui dans un lieu, est propre au lieu, et étranger au lieu afin d’enrichir l’imaginaire local.
Aujourd’hui Job se renferme, se referme, comment retrouver la figure de l’ouvert ?
Souvent, les photos avant/après font réagir les habitants.. »

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